• Jacques Brel, 30 ans déjà

    Jacques Brel, 30 ans déjà

    jacques Brel

    30 ans qu'il nous a quitté et pourtant l'homme fait toujours parler de lui à travers ses chansons. Petit retour sur la carrière de ce grand chanteur.

    Jacques Brel, né le 8 avril 1929 au 138 avenue du Diamant à Schaerbeek (Belgique), mort le 9 octobre 1978 à Bobigny (France), est un auteur et chanteur belge francophone (et néerlandophone au début de sa carrière). Il était également acteur et réalisateur de films. Peu intéressé par l'école, excepté par les cours de français, il joue des pièces de théâtre en amateur au sein de la Franche Cordée, et son père le fait entrer dans la cartonnerie familiale, travail pour lequel il n'a aucun goût. Il réfléchit très sérieusement à une reconversion, soit dans l'élevage de poule, soit dans la chanson. Il choisit cette dernière.

    En 1951, il épouse Thérèse Michielsen, dite « Miche ». Le 6 décembre 1951 naît Chantal puis le 12 juillet 1953 Isabelle pour laquelle Jacques Brel écrivit une chanson éponyme.

    À partir de 1952, il compose ses premières chansons qu'il chante dans le cadre familial ou lors de diverses soirées dans des cabarets bruxellois. Il fait déjà preuve de cette puissance lyrique, tant dans les textes que dans son interprétation, qui rebute sa famille qui ne l'encouragea pas du tout à continuer.
    Il insiste tout de même et en 1953, il sort un 78 tours. Ensuite, il quitte la capitale belge pour se rendre seul à Paris appelé par Jacques Canetti, découvreur de talents, travaillant chez Philips et propriétaire du cabaret Les trois baudets. Sa famille lui coupe les vivres, sa deuxième fille France naît, alors que pour lui ce sont les années de galère.
    En janvier 1955, Brel s'est occupé pour une semaine d'avant-programme de Bobbejaan Schoepen dans l'Ancienne Belgique bruxelloise. En 1955, il fait venir sa femme et ses enfants, ils s'installent à Montreuil. Ça va être aussi l'année de son premier 33 tours. Comme il chante pour des organisations chrétiennes, Georges Brassens le surnomme « l'abbé Brel » (gentiment, puisqu'ils étaient amis).

    En 1956, il rencontre François Rauber, un pianiste, qui devient son accompagnateur. Il devient l'orchestrateur privilégié de toutes ses chansons. En 1957, il rencontre un autre pianiste, Gérard Jouannest, qui fut son accompagnateur exclusif sur scène, François Rauber travailla avec Brel en studio.

    Petit à petit, il trouve son public, et rencontre le succès lors de ses spectacles.
    En 1957, c'est le second 33 tours, qui reçoit le Grand prix de l'Académie Charles Cros.
    Et fin 1958, c'est le succès à l'Olympia, en première partie, il est tête d'affiche à Bobino, fin 1959. À partir de là, les tournées s'enchaînent à un rythme infernal, faisant parfois plus de concerts qu'il n'y a de jours par année.

    En 1966, il décide d'abandonner la chanson. Le 16 mai 1967, il donne son dernier récital à Roubaix.

    Mais il ne reste pas inactif pour autant, durant l'été 1967, il tourne le film d'André Cayatte, Les Risques du métier. Et il commence à voyager en voilier.

    En 1969 il interprète le rôle de Mon oncle Benjamin aux côtes de Claude Jade dans le film d'Édouard Molinaro.

    Il va tourner ensuite dans un certain nombre de films, en réalisant un lui-même en 1971, Franz (Barbara écrivit une partie de la musique), puis un deuxième qui sort en 1973, Far West, qui fut un échec.

    Il rencontre également le succès aux États-Unis d'Amérique et au Royaume-Uni. Des traductions en anglais de ses chansons sont populaires et sont enregistrées par David Bowie (Amsterdam), Scott Walker, Terry Jacks, Alex Harvey et Marc Almond. Jacques Brel is Alive and Well and Living in Paris est une comédie musicale américaine qui est jouée autour du monde pendant plusieurs années. Elle comprend des traductions rimantes définitives, assemblées par un ami de Jacques Brel, Mort Shuman en 1968. En 1974, le spectacle est adapté au cinéma (voir la fiche IMDb).

    En 1974, il lâche tout et part en voilier avec Madly Bamy qu'il a rencontrée sur le tournage de L'Aventure c'est l'aventure de Claude Lelouch. Mais il est déjà malade et est opéré d'un cancer au poumon. Il décide de se retirer aux Marquises. Pilote privé et propriétaire d'un bi-moteur, il y fait avion-taxi pour dépanner les habitants.

    En 1977, il revient à Paris pour enregistrer son dernier album, probablement l'un des plus bouleversants, dans les difficiles conditions qu'on imagine. La chanson Les Marquises qui clôt l'album s'achève sur ces paroles "Veux-tu que je te dise / Gémir n'est pas de mise / Aux Marquises". Îles Marquises qu'il rejoint après l'enregistrement, avant qu'en juillet 1978 son cas ne s'aggrave. Il est rapatrié en métropole ; il y meurt en octobre.

    Jacques Brel est enterré au cimetière d'Atuona à Hiva Oa dans l'archipel des îles Marquises à côté de Paul Gauguin.

    En décembre 2005, il est élu au rang de plus grand Belge de tous les temps par le public de la RTBF.

    Amsterdam


    Les paroles

    Dans le port d'Amsterdam
    Y a des marins qui chantent
    Les rêves qui les hantent
    Au large d'Amsterdam
    Dans le port d'Amsterdam
    Y a des marins qui dorment
    Comme des oriflammes
    Le long des berges mornes
    Dans le port d'Amsterdam
    Y a des marins qui meurent
    Pleins de bière et de drames
    Aux premières lueurs
    Mais dans le port d'Amsterdam
    Y a des marins qui naissent
    Dans la chaleur épaisse
    Des langueurs océanes

    Dans le port d'Amsterdam
    Y a des marins qui mangent
    Sur des nappes trop blanches
    Des poissons ruisselants
    Ils vous montrent des dents
    A croquer la fortune
    A décroisser la lune
    A bouffer des haubans
    Et ça sent la morue
    Jusque dans le cœur des frites
    Que leurs grosses mains invitent
    A revenir en plus
    Puis se lèvent en riant
    Dans un bruit de tempête
    Referment leur braguette
    Et sortent en rotant

    Dans le port d'Amsterdam
    Y a des marins qui dansent
    En se frottant la panse
    Sur la panse des femmes
    Et ils tournent et ils dansent
    Comme des soleils crachés
    Dans le son déchiré
    D'un accordéon rance
    Ils se tordent le cou
    Pour mieux s'entendre rire
    Jusqu'à ce que tout à coup
    L'accordéon expire
    Alors le geste grave
    Alors le regard fier
    Ils ramènent leur batave
    Jusqu'en pleine lumière

    Dans le port d'Amsterdam
    Y a des marins qui boivent
    Et qui boivent et reboivent
    Et qui reboivent encore
    Ils boivent à la santé
    Des putains d'Amsterdam
    De Hambourg ou d'ailleurs
    Enfin ils boivent aux dames
    Qui leur donnent leur joli corps
    Qui leur donnent leur vertu
    Pour une pièce en or
    Et quand ils ont bien bu
    Se plantent le nez au ciel
    Se mouchent dans les étoiles
    Et ils pissent comme je pleure
    Sur les femmes infidèles
    Dans le port d'Amsterdam
    Dans le port d'Amsterdam.

     

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